Abidjan, ce lundi 29 septembre 2025 – La capitale économique a vibré au rythme de l’édition 2025 de la CGECI Academy, ce rendez-vous annuel du patronat ivoirien. Placée sous le thème « Souveraineté économique : le temps de l’action », est lieu d’une rencontre histoire dans l’agenda administratif, au vue des dirigeants politiques, chefs d’entreprises, institutions internationales et partenaires venus d’Afrique et du monde .
Une cérémonie d’ouverture riche en symboles .
A l’ouverture de la cérémonie s’est tenue en présence du chef du gouvernement ivoirien Monsieur Robert Beugré Mambé, et de nombreuses personnalités . A cette cérémonie de distinction et de mérite, la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo et du Dr. Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), et d’une importante délégation marocaine conduite par Karim Zidane, ministre délégué à l’Investissement, accompagné de la CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc), pays invité d’honneur.
Au travers cette cérémonie la CGECI Academy confirme son rôle essentiel de plateforme économique incontournable du continent.
Des messages forts pour l’avenir
Dans son allocution, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la productivité agricole, de stimuler la compétitivité industrielle et de promouvoir l’économie circulaire.
« La souveraineté économique doit être un impératif national afin de consolider l’avantage démographique », a-t-il déclaré.
Le président de la CGECI, Ahmed Cissé, a pour sa part lancé un appel mobilisateur :
« L’Afrique doit prendre en main son destin économique. La souveraineté passe par l’action, et l’action commence aujourd’hui. »
Docteur Souleymane Diarrassouba, ministre du commerce et de l’industrie a rappelé que plus de 70 % des matières premières africaines quittent encore le continent à l’état brut, soulignant l’urgence de la transformation locale.
La Secrétaire générale de l’OIF a mis en garde contre le risque d’un déséquilibre démographique : « La souveraineté économique est une condition pour éviter que la jeunesse francophone ne devienne une bombe à retardement. » a-t-il insisté .
Des perspectives pour l’Afrique
Plusieurs panels ont meublé la cérémonie les premiers panels ont permis de poser les bases de la réflexion sur la souveraineté économique. Les discussions ont porté sur la valorisation de la production locale, la maîtrise des chaînes de valeur, le financement du développement et l’intégration continentale.
Le nouveau président de la BAD, Dr. Sidi Ould Tah, a annoncé quatre priorités stratégiques : mobiliser davantage de financements, réformer l’architecture financière internationale, transformer la démographie africaine en atout et bâtir des infrastructures résilientes.
Un carrefour d’opportunités
Pour prendre le pouls de la situation les participants ont visité les différents stands d’exposition où des startups et entreprises ivoiriennes présentaient des solutions innovantes. Une illustration concrète de la vitalité de l’écosystème entrepreneurial et de sa capacité à contribuer à la transformation structurelle du pays.
Cap sur l’action
Cette première journée a donné le ton : il ne s’agit plus seulement de débattre, mais de passer à l’action.
La deuxième journée de travaux promet d’approfondir les échanges avec la présentation de projets structurants, c’est dire la CGECI Academy devient impérativement un laboratoire de solutions économiques africaines