SAHEL : 9,48 MILLIONS USD POUR RENFORCER LES SYSTÈMES D’ALERTE PRÉCOCE ET PROTÉGER LES ZONES HUMIDES
Le Sahel bénéficie d’un financement de 9,48 millions USD du Fonds africain de développement pour déployer des systèmes d’alerte précoce et renforcer la résilience climatique des zones humides stratégiques au Burkina, Mali, Niger et Sénégal.
Le Sahel renforce sa résilience climatique grâce à un financement de 9,48 millions USD
Le Sahel franchit une nouvelle étape dans la lutte contre les risques climatiques. Le 12 novembre 2025, le conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé un don de 9,48 millions de dollars destiné à déployer des systèmes d’alerte précoce dans quatre pays : Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal.
Ce financement permettra d’améliorer l’accès des communautés rurales – agriculteurs, pêcheurs et éleveurs – à des informations météorologiques fiables, essentielles pour anticiper sécheresses prolongées, inondations soudaines ou tempêtes de sable.
Un dispositif appuyé par la Commission climat du Sahel
Au cœur de cette initiative, la Commission climat pour la région du Sahel (CCRS) jouera un rôle central : collecte, analyse, diffusion et transformation des données climatiques en alertes exploitables.
« Les systèmes d’alerte précoce constituent un outil déterminant pour réduire les pertes et protéger les moyens de subsistance des populations sahéliennes », souligne le rapport.
Huit zones humides stratégiques ciblées
Le projet porte sur des écosystèmes sahéliens clés, essentiels pour la biodiversité et les activités humaines :
Au Burkina Faso
- Zones humides d’Oubri et des Kuilsé (bassins de la Volta et du Niger)
Au Mali
- Six aires protégées de la région de Bougouni
Au Niger
- Sites Ramsar du Dallol Bosso et de la mare de Tabalak
Au Sénégal
- Réserve de biosphère du fleuve Sénégal
Ces écosystèmes subiront une surveillance en temps réel, indispensable pour déclencher rapidement des mesures de prévention en cas de menace climatique.
Quatre axes majeurs d’intervention
Le programme comprend plusieurs volets structurants :
- Renforcement de la conservation des écosystèmes, via des études de vulnérabilité et des projets d’économie verte portés par les femmes et les jeunes
- Gestion durable de l’eau, des ressources agroforestières et halieutiques, avec appui aux gouvernances locales
- Développement des services climatiques locaux, intégrant anticipation et diffusion des risques
- Coordination régionale assurée par une unité rattachée à la CCRS
Une réponse structurelle pour l’adaptation climatique
Financé par le Guichet d’action climatique du Fonds africain de développement, ce don représente un investissement de long terme dans l’adaptation des populations sahéliennes.
Dans une région où les phénomènes extrêmes s’intensifient, les systèmes d’alerte précoce sont désormais perçus comme des outils indispensables pour réduire les pertes humaines et économiques, tout en renforçant la capacité des pays à répondre aux crises climatiques.
Le projet entrera en phase opérationnelle dans les prochains mois et est d’ores et déjà présenté comme un modèle régional d’adaptation climatique.
