Abuja, rendez-vous stratégique pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest
Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont retrouvés, le 15 décembre 2025 à Abuja, à l’occasion du 68ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement.
Dans un contexte régional marqué par des transitions politiques sensibles, des défis sécuritaires persistants et des tensions institutionnelles, la rencontre s’est voulue à la fois politique, symbolique et opérationnelle.
Les travaux ont porté sur la situation politique et sécuritaire de la région, l’état de l’intégration économique, ainsi que les relations avec les États membres ayant connu des ruptures constitutionnelles.
Tolérance zéro face aux coups d’État
Message central du sommet : aucune complaisance vis-à-vis des changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Les chefs d’État ont unanimement réaffirmé leur attachement aux principes fondateurs de la CEDEAO, notamment le respect de la démocratie, de l’État de droit et des Constitutions nationales.
Cette position vise à consolider la crédibilité de l’organisation régionale, alors que plusieurs pays ouest-africains ont connu ces dernières années des coups d’État ou des transitions militaires prolongées.
La Côte d’Ivoire engagée pour la stabilité régionale
La Côte d’Ivoire était représentée au sommet par le Vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, qui a pris part aux travaux au nom du Président Alassane Ouattara.
La délégation ivoirienne a réaffirmé la position constante d’Abidjan :
👉 privilégier le dialogue,
👉 soutenir la stabilité institutionnelle,
👉 et renforcer la coopération régionale face aux défis sécuritaires et économiques.
La Côte d’Ivoire demeure l’un des acteurs les plus influents de la CEDEAO, plaidant pour une organisation forte, crédible et respectée sur la scène africaine et internationale.
Sécurité, intégration et gouvernance au cœur des échanges
Outre la question des coups d’État, le sommet a abordé :
la lutte contre le terrorisme et l’insécurité transfrontalière,
le renforcement de la coopération militaire et sécuritaire,
la relance de l’intégration économique et commerciale,
ainsi que l’avenir des relations entre la CEDEAO et certains États sahéliens.
Les dirigeants ont insisté sur la nécessité d’adapter les mécanismes régionaux aux nouvelles réalités géopolitiques, tout en préservant l’unité et la cohérence de l’espace ouest-africain.
Un sommet sous le signe de la fermeté et du dialogue
À Abuja, la CEDEAO a voulu envoyer un signal clair :
🔹 fermeté sur les principes démocratiques,
🔹 ouverture au dialogue politique,
🔹 volonté de préserver la paix et la stabilité régionales.
Dans un environnement régional fragile, le 68ᵉ sommet apparaît comme une tentative de repositionnement stratégique de l’organisation, appelée à jouer un rôle central dans la gouvernance et la sécurité de l’Afrique de l’Ouest.