14 décembre 2025

COP30 : LA CÔTE D’IVOIRE MET EN AVANT LES SUCCÈS DE SA STRATÉGIE BAS-CARBONE

Lors de la COP30 à Belém, la Côte d’Ivoire a présenté les résultats impressionnants de sa stratégie bas-carbone, axée sur la foresterie et l’agriculture durable. Une avancée majeure vers la restauration du couvert forestier et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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Une Côte d’Ivoire engagée pour un modèle bas-carbone

Le pavillon ivoirien à la COP30 ne désemplit pas. Ce 11 novembre, au deuxième jour de la conférence organisée à Belém (Brésil), plusieurs présentations ont porté sur les avancées climatiques de la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur Agriculture, Foresterie et Autres Affectations des Terres (AFAT).

Signataire de l’Accord de Paris depuis 2015, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement en faveur d’un développement sobre en carbone.

« Depuis 2020, les reboisements intensifs atteignent 50 000 hectares par an en moyenne », a indiqué Lucien Kouassi, directeur général des forêts et de la faune.
« En agroforesterie, près de 200 000 hectares de cacao et de cultures vivrières sont transformés chaque année en systèmes agroforestiers. »

Des résultats concrets et mesurables

Ces efforts ont permis une réduction notable des pratiques agricoles polluantes, notamment le brûlage à l’air libre, et une adoption croissante de techniques climato-intelligentes, comme la riziculture durable.

Selon Jean-Yves Kpalou, conseiller technique et représentant du ministre des Eaux et Forêts,

« Ces performances traduisent l’engagement résolu de la Côte d’Ivoire à accroître significativement sa couverture forestière grâce à des mécanismes de restauration du paysage conciliant efficacité écologique et viabilité socio-économique. »

Restaurer le couvert forestier national

La politique forestière adoptée en 2018 vise à doubler la superficie forestière d’ici 2030, pour atteindre 20 % du territoire national.
Le pays entend ainsi inverser la déforestation : de 16 millions d’hectares en 1960, le couvert forestier n’en compte plus que 3 millions aujourd’hui.

« Le ministère des Eaux et Forêts joue un rôle structurant dans le secteur AFAT, à la fois émetteur et puits de carbone essentiel », a souligné Jean-Yves Kpalou.

Une coopération internationale renforcée

Le directeur général d’Expertise France, Jérémie Pellet, a salué les progrès ivoiriens :

« En matière de forêt et d’agriculture, la Côte d’Ivoire a renforcé sa Contribution nationale déterminée grâce à une coordination interministérielle efficace. »

Entre 2020 et 2024, avec l’appui de l’Union européenne et d’Expertise France, le pays a franchi une étape majeure vers une économie résiliente et bas-carbone.

Une transformation fondée sur la transparence et la gouvernance

La transition ivoirienne repose sur trois piliers :

  1. Une gouvernance renforcée, avec une coordination interinstitutionnelle accrue.
  2. Une transparence climatique via le Système national de transparence climatique (SNTC).
  3. Une cohérence politique, intégrant les stratégies AFAT dans la planification du développement.

« La transparence climatique n’est pas une contrainte administrative. C’est un levier de transformation et un moteur de performance », a rappelé Jean-Yves Kpalou.