La filière cacao ivoirienne, pilier de l’économie nationale, traverse une zone de turbulences. Face à cette situation préoccupante, ANACACI tire la sonnette d’alarme et appelle à des mesures immédiates pour éviter une aggravation de la crise.
Au cœur des revendications : le rachat urgent de 50 000 tonnes supplémentaires de cacao. Une mesure jugée indispensable pour désengorger le marché et soulager les coopératives confrontées à des difficultés d’écoulement de leur production.
Selon l’ANACACI, cette opération permettrait non seulement de stabiliser les prix, mais aussi de préserver les revenus des producteurs, fortement impactés par la situation actuelle.
Au-delà des volumes invendus, la crise met en lumière des dysfonctionnements plus profonds au sein de la chaîne de commercialisation du cacao.
L’organisation dénonce notamment des retards dans les achats, des tensions entre acteurs de la filière et un manque de transparence dans certaines opérations. « Il est impératif d’agir rapidement pour protéger les producteurs et restaurer la confiance dans la filière », souligne l’ANACACI.
Dans cette dynamique, l’ANACACI annonce le lancement d’une offensive nationale visant à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une réforme en profondeur du secteur.
L’objectif est clair : instaurer plus de transparence, améliorer la gouvernance de la filière et garantir une meilleure rémunération des producteurs.
Cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans la gestion du cacao en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.
La filière cacao représente un levier stratégique pour l’économie ivoirienne, tant en termes de recettes d’exportation que d’emplois.
Toute perturbation du secteur a donc des répercussions directes sur :
- les revenus des producteurs,
- la stabilité des zones rurales,
- et l’équilibre économique national.
Vers des mesures attendues des autorités
Face à l’urgence de la situation, les regards sont désormais tournés vers les autorités publiques et les instances de régulation.
Le rachat des volumes excédentaires apparaît comme une première réponse, mais de nombreux acteurs appellent également à des réformes structurelles pour prévenir de futures crises.