14 décembre 2025

CYBERCRIMINALITÉ MARITIME : HUIT PAYS OUEST-AFRICAINS RENFORCENT LES COMPÉTENCES DE LEUR PERSONNEL FÉMININ À DAKAR

L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) a organisé à Dakar une formation dédiée à la lutte contre la cybercriminalité dans le secteur maritime. Pendant cinq jours, des professionnelles issues de huit pays ouest-africains ont été formées dans le cadre du projet Safe Port 2, financé par le gouvernement allemand.

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Une session dédiée aux femmes du secteur maritime ouest-africain

L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) a organisé, du 10 au 14 novembre à Dakar (Sénégal), une session de formation consacrée à la lutte contre la cybercriminalité dans le secteur maritime.
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du projet Safe Port 2, dont il s’agit de la troisième session.

Le programme a réuni une vingtaine d’auditrices issues de différents corps : Marine nationale, Police nationale, Douanes, Marine marchande, Gendarmerie nationale ou encore directions générales de ports. Les participantes provenaient de huit pays : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée-Bissau, Nigeria, Sierra Leone, Sénégal et Togo.

Renforcer les capacités techniques des femmes du maritime

Le thème retenu pour cette session était :

« Lutte contre la cybercriminalité dans le secteur maritime pour le personnel féminin (niveau 1) »

L’objectif principal était de renforcer les compétences des femmes occupant — ou appelées à occuper — des fonctions d’enquête pénale ou de police judiciaire, notamment dans le traitement des infractions commises via les technologies digitales.

Le projet Safe Port 2 : un pilier pour la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée

Financé par le Gouvernement allemand, à travers le ministère fédéral des Affaires étrangères, et placé sous la supervision de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR), le projet Safe Port 2 est mis en œuvre par l’ISMI de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM).

Son ambition est triple :

  • Former les acteurs clés du secteur maritime et portuaire à une gestion optimale des marchandises dangereuses en transit dans le Golfe de Guinée.
  • Renforcer la prévention et la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité dans les espaces portuaires.
  • Accroître la présence et les compétences des femmes dans les métiers de sécurité, sûreté et cybersécurité maritime, conformément aux exigences d’égalité de genre.

« Le renforcement des compétences féminines dans le secteur maritime est essentiel pour une sécurité durable et inclusive. »

Cette initiative consolide la dynamique régionale de coopération et confirme le rôle central de l’ISMI dans la professionnalisation des acteurs du secteur maritime en Afrique de l’Ouest.