7 décembre 2025

GHANA : S&P PRÉVOIT UNE INFLATION INFÉRIEURE À 10 % EN 2026

Grâce à une rigueur budgétaire renforcée, le Ghana pourrait enregistrer une inflation à un chiffre en 2026, selon S&P Global Ratings

CRIMINO 08

Corps de l’article restructuré

Une inflation en recul pour la première fois depuis 2020

Le Ghana entrevoit une baisse durable de l’inflation. Selon S&P Global Ratings, le pays pourrait enregistrer une inflation inférieure à 10 % en 2026, grâce à une monnaie en reprise, des réserves de change en hausse et une politique budgétaire plus stricte.

L’agence a relevé la note souveraine du Ghana de CCC+ à B-, avec une perspective stable. Les réserves internationales devraient atteindre 10,4 milliards de dollars fin 2025, contre 6,8 milliards un an plus tôt. Le cedi s’est apprécié de 30 % face au dollar depuis janvier, sa meilleure performance en dix ans.

Citation mise en évidence :
« Une inflation à un chiffre en 2026 représenterait une victoire d’étape, celle du retour à une économie ghanéenne plus prévisible. »

Discipline budgétaire et soutien du FMI

Depuis les élections de décembre 2024, le gouvernement dirigé par le Congrès national démocrate (NDC) impose un excédent primaire de 1,5 % et vise une réduction de la dette à 45 % du PIB d’ici 2034. Le compte courant a affiché un excédent record de 3,4 milliards de dollars au premier semestre 2025, stimulé par les exportations d’or et de cacao.

Le Ghana bénéficie également d’un programme de facilité de crédit élargie de 3 milliards de dollars du FMI, en vigueur jusqu’en mai 2026. S&P prévoit une croissance de 6 % en 2025 et une moyenne de 5,6 % jusqu’en 2028. Le service de la dette devrait tomber à 20 % des recettes publiques d’ici 2028.

Des risques persistants

Malgré ces progrès, l’économie ghanéenne reste vulnérable à la volatilité des prix des matières premières et aux aléas climatiques. L’or et le cacao représentent plus de 60 % des exportations. Une baisse prolongée de leurs cours ou des conditions météorologiques défavorables pourrait relancer l’inflation.

Deuxième citation :
« Les problèmes structurels de la production et du transport des denrées continuent de peser sur la stabilité des prix. »

La Banque du Ghana prévoit d’intensifier sa coordination avec le FMI pour adapter sa stratégie monétaire. Les réformes budgétaires devront aussi résister à l’épreuve des prochaines élections, période souvent marquée par une hausse des dépenses.

Vers une amélioration de la note souveraine

Le Ghana poursuit la restructuration de 5 milliards de dollars de dette commerciale et officielle. Des désaccords avec certains créanciers pourraient retarder le processus. S&P estime qu’une nouvelle amélioration de la note souveraine est possible d’ici 18 mois, si les réformes se poursuivent.