Abidjan a accueilli, le 11 septembre 2025, la 4ᵉ Université d’été des Petites et Moyennes Entreprises (UEPME), un rendez-vous désormais incontournable pour les acteurs économiques. Placée sous le thème « Construire l’Afrique de demain, le nouveau soft power africain », cette édition a réuni décideurs, universitaires et entrepreneurs autour de panels stratégiques pour penser la prochaine décennie.
Former des champions africains
Pour Geoffroy Henri, président de l’UEPME, la priorité est claire : « réfléchir à l’amélioration de l’environnement des affaires et accompagner les PME afin d’en faire de véritables champions africains ».
Il a insisté sur l’importance de la transformation locale des richesses : « L’Afrique ne doit plus seulement produire, mais transformer et retenir le maximum de valeur ajoutée sur son territoire. » La jeunesse et la culture, déjà sources de rayonnement mondial, doivent être structurées en véritables industries créatrices d’emplois et de valeur.
Le modèle ivoirien comme référence
De son côté, Denis Charles Kouassi, directeur général de la CNPS, a présenté la sécurité sociale ivoirienne comme un exemple de soft power économique.
Contrairement à d’autres pays, la CNPS s’est appuyée sur des investissements pour diversifier ses financements. Ce modèle innovant, fondé sur la performance et le soutien au secteur privé, inspire désormais plusieurs nations africaines.
L’Afrique doit écrire sa propre histoire
Le Pr. Justin N’Goran Koffi, parrain de l’édition, a replacé le débat dans une perspective géopolitique :
« L’Afrique est un continent d’avenir grâce à sa jeunesse et ses ressources naturelles. Mais pour transformer ce potentiel en puissance, il faut développer les PME. »
Il a rappelé des avancées concrètes issues des précédentes éditions, comme la mobilisation de 100 milliards de FCFA pour les PME et l’annonce d’une future banque régionale dédiée au financement des entreprises africaines.
Les PME au cœur de la transformation
Invitée spéciale, Tucci Ivowi, présidente de l’Association des Bourses africaines de matières premières (AfCFTA – Ghana), a souligné le rôle central des PME dans la construction du continent : « L’Afrique ne se définit plus seulement par ses ressources naturelles. Ce sont les PME qui bâtiront véritablement l’Afrique de demain. »
Elle a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre pays africains afin de transformer localement les matières premières et d’accroître la valeur ajoutée avant toute exportation.
Une feuille de route pour 2025-2035
Cette 4ᵉ édition s’est distinguée par son pragmatisme : une feuille de route opérationnelle doit être déployée, articulée autour de trois axes majeurs :
la compétitivité des PME,
la formation de la jeunesse,
le développement des industries culturelles et technologiques.
Avec une ambition claire : faire des PME le moteur de la prospér