COP30 AU BRÉSIL : LE FRONT MONDIAL CONTRE LES ÉNERGIES FOSSILES SE RÉVEILLE
À Belém, la COP30 s’ouvre sur des discours forts contre les énergies fossiles, avec l’appel de Lula à une feuille de route pour surmonter cette dépendance.
Une COP au cœur de l’Amazonie
La COP30 s’est ouverte à Belém, au Brésil, avec des discours marqués par la reconnaissance d’un échec collectif à limiter le réchauffement climatique sous 1,5 °C. Les dirigeants mondiaux présents ont admis que cette cible, inscrite dans l’accord de Paris, ne serait pas atteinte, tout en refusant de se résigner à franchir les 2 °C.
L’appel de Lula contre les combustibles fossiles
« Surmonter la dépendance aux combustibles fossiles » — Luiz Inacio Lula da Silva
Le président brésilien a lancé un appel applaudi à une feuille de route pour sortir des énergies fossiles. Ce message fort a été salué par plusieurs pays, notamment des États européens et des petites îles menacées par la montée des océans.
Une mobilisation malgré les absences
L’absence de dirigeants de grands pollueurs, comme Donald Trump, n’a pas empêché une atmosphère de remobilisation. Des chefs d’État comme Emmanuel Macron ont réaffirmé leur engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2040.
« Chaque pays doit élaborer sa stratégie pour éliminer progressivement les combustibles fossiles » — Emmanuel Macron
Entre ambitions et contradictions
Malgré son discours volontariste, le Brésil fait face à ses propres contradictions, ayant récemment lancé l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie. Lula reconnaît la difficulté de la transition énergétique, tout en souhaitant pousser le débat à la COP.
Le méthane au cœur des discussions
La conférence pourrait aussi déboucher sur des engagements volontaires autour du méthane, gaz fossile particulièrement nocif. La Première ministre des Barbades, Mia Mottley, a plaidé pour un « frein d’urgence » sur les fuites de méthane, soulignant l’intérêt commun à agir.
