📰 Une marche symbolique pour un droit fondamental
Le samedi 3 mai 2025, à Abidjan, les journalistes ivoiriens sont descendus dans la rue pour marquer la 32ᵉ Journée mondiale de la liberté de la presse. Parties des locaux de la RTI, les dizaines de professionnels ont défilé jusqu’à la rue du Lycée Mermoz, en passant par le Boulevard de France et l’Université Félix Houphouët-Boigny.
Dans une ambiance de solidarité et d’engagement, pancartes en main et caméras en bandoulière, les manifestants ont exprimé une revendication simple mais essentielle : « Sans presse libre, pas de démocratie solide. »
🤖 L’intelligence artificielle, espoir et inquiétude
Cette édition 2025 était placée sous le thème mondial « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse ». Pour Tchè Bi Tchè, vice-président de l’UNJCI et leader de la marche :
« L’IA peut enrichir nos méthodes de travail, mais elle ne remplacera jamais le jugement humain, l’analyse critique et les principes éthiques du métier. »
L’utilisation croissante d’outils automatisés soulève des enjeux de véracité, de manipulation des contenus et de concentration de l’information, que les journalistes souhaitent aborder de manière proactive.
🧭 Un engagement pour une presse éthique et responsable
Au-delà des slogans, cette marche a été l’occasion de rappeler les fondamentaux du journalisme : indépendance, pluralisme et intégrité. Mariam Koné, journaliste de la presse écrite, a lancé :
« Nous ne demandons pas de faveur, seulement le respect d’un droit universel : celui d’informer et d’être informé. »
Une minute de silence a été observée en hommage aux journalistes tombés dans l’exercice de leur fonction, un moment fort empreint d’émotion et de solidarité.
📢 Un appel à la mobilisation collective
Dans un monde marqué par les crises, les manipulations informationnelles et la montée des régimes autoritaires, les journalistes ivoiriens ont rappelé que la liberté de la presse n’est pas un acquis, mais un combat constant. Pour Tchè Bi Tchè :
« Défendre la presse libre, c’est défendre la démocratie, l’éducation, la transparence et les droits humains. »
Le message est clair : le droit à une information libre, indépendante et vérifiée est l’affaire de tous, des professionnels aux citoyens.
🔎 Conclusion
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes ivoiriens ont montré que, face aux défis technologiques, économiques et politiques, le journalisme responsable reste un pilier de la démocratie. Le combat pour la vérité continue, avec détermination.