NICOLAS SARKOZY LIBÉRÉ APRÈS 20 JOURS DE PRISON SOUS CONTRÔLE JUDICIAIRE
Après 20 jours d’incarcération à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy a été libéré sous contrôle judiciaire, dans le cadre de l’affaire du financement libyen.
Nicolas Sarkozy libéré après 20 jours de détention
Lundi 10 novembre, Nicolas Sarkozy a quitté la prison parisienne de la Santé, où il était incarcéré depuis le 21 octobre. La cour d’appel de Paris a accepté sa demande de remise en liberté, assortie d’un contrôle judiciaire strict : interdiction de contact avec certaines personnalités, dont le ministre de la Justice Gérald Darmanin, et interdiction de quitter le territoire.
Escorté par la police, l’ancien président est rentré à son domicile dans le XVIe arrondissement de Paris.
Une détention inédite dans l’histoire de la République
Cette incarcération faisait suite à sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans le cadre du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait reconnu coupable d’avoir laissé ses collaborateurs solliciter des fonds occultes auprès du régime de Mouammar Kadhafi.
« La prison, c’est dur, c’est très dur, je dirais même que c’est éreintant », a déclaré Nicolas Sarkozy lors de son audience en visioconférence.
Ses avocats avaient immédiatement fait appel, mais le mandat de dépôt, non susceptible de recours, avait provoqué une onde de choc. Pour les juges, il était justifié par la « gravité exceptionnelle » des faits. Sarkozy, lui, y voyait une décision motivée par « la haine ».
Conditions de détention et soutien familial
En détention, l’ancien président était placé à l’isolement, protégé par deux agents. Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, ces mesures étaient nécessaires en raison de son statut et des menaces pesant sur lui.
« C’est la détention qui constitue une menace pour Nicolas Sarkozy, pas le contraire », a plaidé son avocat Me Christophe Ingrain.
Sa femme Carla Bruni et ses fils Pierre et Jean étaient présents lors de l’audience.
Une libération sous surveillance, en attendant le procès
La cour d’appel a également statué sur les cas de deux autres condamnés : Wahib Nacer a été libéré sous contrôle judiciaire, tandis qu’Alexandre Djouhri reste incarcéré, en raison de risques de fuite et de pressions sur les témoins.
Un nouveau procès est prévu en mars 2026, bien que les dates précises restent à confirmer. Ce procès s’annonce crucial pour l’avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy.
