LE ROYAUME-UNI MENACE DE RESTREINDRE LES VISAS À TROIS PAYS AFRICAINS
Londres envisage de limiter l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la RDC, accusés de ne pas coopérer sur le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière.
Le Royaume-Uni a annoncé, lundi 17 novembre, son intention de restreindre l’octroi de visas à trois pays africains : l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo. Londres reproche à ces États leur manque de coopération dans le rapatriement de leurs ressortissants en situation irrégulière.
Selon le ministère de l’Intérieur, cette attitude est jugée « inacceptable ». Les trois pays disposent d’un délai d’un mois pour améliorer leur collaboration, faute de quoi les restrictions s’appliqueront aux visas de tourisme et aux visas VIP.
UNE RÉFORME MIGRATOIRE PLUS LARGE
Cette mesure s’inscrit dans une vaste réforme migratoire que le gouvernement travailliste doit présenter au Parlement. L’objectif affiché est de réduire les arrivées de migrants par petites embarcations depuis le nord de la France, un phénomène qui alimente la montée du parti d’extrême droite Reform UK.
« Mon message pour les gouvernements étrangers aujourd’hui est clair : acceptez le retour de vos ressortissants ou vous perdrez le privilège de pouvoir entrer dans notre pays », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood.
LES CHIFFRES DE L’IMMIGRATION
Depuis le 1er janvier 2025, plus de 39 000 personnes ont traversé la Manche à bord de petites embarcations, dépassant déjà le total de 2024 (36 816). Les demandes d’asile ont progressé de 18 % en 2024, alors qu’elles reculaient de 13 % dans l’Union européenne.
Le gouvernement britannique rappelle que plus de 400 000 demandes d’asile ont été enregistrées depuis 2021, contre 150 000 sur la période 2011-2015.
MESURES ANNONCÉES
Parmi les dispositions prévues :
- Réduction de la protection accordée aux réfugiés.
- Suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.
- Accélération des expulsions, avec un encadrement plus strict des recours à la Convention européenne des droits de l’homme.
