19 janvier 2026

USA – Afrique du Sud : Ramaphosa défie les tarifs de Trump tout en misant sur la diplomatie

Cyril Ramaphosa dénonce la surtaxe de 30% les nouveaux tarifs douaniers du président Donald Trump

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Entre pressions commerciales américaines et fidélité aux BRICS, Prétoria cherche l’équilibre

Les tensions commerciales entre Washington et Prétoria s’intensifient. En imposant 30 % de droits de douane supplémentaires sur les exportations sud-africaines, Donald Trump relance la confrontation avec les pays perçus comme trop proches des BRICS. Cyril Ramaphosa, lui, dénonce une « vision biaisée » des relations bilatérales et tente de maintenir la voie du dialogue.

Un bras de fer sur fond de chiffres contradictoires

Pour la Maison Blanche, les déséquilibres commerciaux justifient cette nouvelle salve tarifaire. L’Afrique du Sud conteste. Selon les données publiées mardi par Prétoria, plus de la moitié des importations sud-africaines en provenance des États-Unis bénéficient déjà de la franchise douanière, tandis que 77 % des produits américains entrent sur le marché sud-africain sans taxation.
« Il s’agit moins d’économie que de géopolitique », analyse un économiste local, rappelant que Washington cible en priorité les pays ayant affiché leur loyauté au bloc des BRICS.

La diplomatie comme première ligne de défense

Face à ces mesures, Ramaphosa privilégie le canal diplomatique. Le sommet États-Unis – Afrique de juin dernier à Luanda a ouvert une brèche : un projet d’accord-cadre est en discussion, même si Prétoria attend encore la version américaine du « modèle » commercial que Washington souhaite imposer à l’Afrique subsaharienne. En attendant, la présidence sud-africaine insiste sur sa volonté d’un « partenariat juste et réciproquement avantageux ».

Entre Washington et les BRICS, un jeu d’équilibriste

Ces tensions interviennent en marge du 17ᵉ sommet des BRICS à Rio de Janeiro. À l’issue de la rencontre, Trump a menacé d’un supplément de taxation de 10 % pour tout pays considéré comme « hostile » en rejoignant les BRICS. Une rhétorique rejetée par le président brésilien Lula, qui plaide pour un multilatéralisme débarrassé de « l’hégémonie impériale ».
Pour Ramaphosa, l’équation est délicate : ne pas rompre avec Washington, tout en consolidant l’ancrage sud-africain dans les BRICS. D’où l’appel lancé aux exportateurs sud-africains à diversifier leurs marchés et à réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis.

Une stratégie défensive mais risquée

Prétoria espère que les négociations permettront d’éviter une escalade commerciale, mais l’incertitude demeure. « Si les tarifs se maintiennent, les exportations sud-africaines de minerais et de produits agricoles en souffriront lourdement », avertit un analyste basé à Johannesburg.
Dans cette partie serrée, l’Afrique du Sud joue une carte diplomatique prudente, mais le rapport de force reste inégal. L’issue dépendra autant de la capacité de Ramaphosa à convaincre Washington que de la solidité de l’unité africaine face aux pressions américaines.

USA – Afrique du Sud : Ramaphosa défie les tarifs de Trump tout en misant sur la diplomatie

Entre pressions commerciales américaines et fidélité aux BRICS, Prétoria cherche l’équilibre

Les tensions commerciales entre Washington et Prétoria s’intensifient. En imposant 30 % de droits de douane supplémentaires sur les exportations sud-africaines, Donald Trump relance la confrontation avec les pays perçus comme trop proches des BRICS. Cyril Ramaphosa, lui, dénonce une « vision biaisée » des relations bilatérales et tente de maintenir la voie du dialogue.

Un bras de fer sur fond de chiffres contradictoires

Pour la Maison Blanche, les déséquilibres commerciaux justifient cette nouvelle salve tarifaire. L’Afrique du Sud conteste. Selon les données publiées mardi par Prétoria, plus de la moitié des importations sud-africaines en provenance des États-Unis bénéficient déjà de la franchise douanière, tandis que 77 % des produits américains entrent sur le marché sud-africain sans taxation.
« Il s’agit moins d’économie que de géopolitique », analyse un économiste local, rappelant que Washington cible en priorité les pays ayant affiché leur loyauté au bloc des BRICS.

La diplomatie comme première ligne de défense

Face à ces mesures, Ramaphosa privilégie le canal diplomatique. Le sommet États-Unis – Afrique de juin dernier à Luanda a ouvert une brèche : un projet d’accord-cadre est en discussion, même si Prétoria attend encore la version américaine du « modèle » commercial que Washington souhaite imposer à l’Afrique subsaharienne. En attendant, la présidence sud-africaine insiste sur sa volonté d’un « partenariat juste et réciproquement avantageux ».

Entre Washington et les BRICS, un jeu d’équilibriste

Ces tensions interviennent en marge du 17ᵉ sommet des BRICS à Rio de Janeiro. À l’issue de la rencontre, Trump a menacé d’un supplément de taxation de 10 % pour tout pays considéré comme « hostile » en rejoignant les BRICS. Une rhétorique rejetée par le président brésilien Lula, qui plaide pour un multilatéralisme débarrassé de « l’hégémonie impériale ».
Pour Ramaphosa, l’équation est délicate : ne pas rompre avec Washington, tout en consolidant l’ancrage sud-africain dans les BRICS. D’où l’appel lancé aux exportateurs sud-africains à diversifier leurs marchés et à réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis.

Une stratégie défensive mais risquée

Prétoria espère que les négociations permettront d’éviter une escalade commerciale, mais l’incertitude demeure. « Si les tarifs se maintiennent, les exportations sud-africaines de minerais et de produits agricoles en souffriront lourdement », avertit un analyste basé à Johannesburg.
Dans cette partie serrée, l’Afrique du Sud joue une carte diplomatique prudente, mais le rapport de force reste inégal. L’issue dépendra autant de la capacité de Ramaphosa à convaincre Washington que de la solidité de l’unité africaine face aux pressions américaines.