14 décembre 2025

CÔTE D’IVOIRE–PAYS-BAS : UN PARTENARIAT RELANCÉ POUR DYNAMISER LE COMMERCE ET L’HORTICULTURE

La Côte d’Ivoire et les Pays-Bas relancent leur coopération économique en marge du 7ᵉ Sommet Europe–Afrique. Premier partenaire commercial européen du pays, les Pays-Bas entendent renforcer les échanges, soutenir la transformation locale et accompagner la montée en puissance de l’horticulture ivoirienne.

pays-bas-horticulture

Une coopération bilatérale réactivée à Luanda

En marge du 7ᵉ Sommet Europe–Afrique, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a reçu son homologue néerlandais, Dick Schoof, lors d’une rencontre stratégique organisée à l’Intercontinental de Luanda.
Une discussion jugée cruciale tant les Pays-Bas demeurent le premier partenaire commercial européen de la Côte d’Ivoire, même si les échanges ont fortement reculé depuis trois ans.

Pourquoi la baisse des échanges ?

Selon Robert Beugré Mambé, cette diminution résulte principalement de deux facteurs :

  • la hausse de la transformation locale du cacao, réduisant les volumes exportés vers les Pays-Bas ;
  • l’impact de la guerre en Ukraine, qui a perturbé l’équilibre traditionnel des flux commerciaux.

« On a mis en évidence la nécessité de rechercher les ingrédients qui peuvent conforter l’augmentation des échanges », a déclaré Robert Beugré Mambé.

Les deux gouvernements préparent ainsi une réunion de la commission mixte afin d’établir une nouvelle feuille de route commerciale.

L’horticulture, futur axe majeur de coopération

Au-delà des exportations classiques, la Côte d’Ivoire souhaite s’appuyer sur l’expertise néerlandaise dans l’horticulture.
Les Pays-Bas soutiennent déjà un important programme pilote à Tiébissou, qui a permis de former plus de 240 jeunes aux métiers horticoles.

Pour le Premier ministre :

« L’horticulture est un domaine d’activité qui rapporte beaucoup de revenus. La Côte d’Ivoire veut reprendre la main pour être très forte ».

De nouveaux projets structurants en cours

La coopération inclut également :

  • un projet de production d’aliments pour animaux à Anyama,
  • des partenariats techniques et financiers en construction,
  • et des ambitions communes pour diversifier les échanges et sécuriser les investissements.

Les deux pays entendent ainsi « naviguer dans des eaux paisibles » afin de consolider un partenariat historique vieux de 64 ans.