Le riz au cœur des ambitions de souveraineté alimentaire
La Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie de renforcement de sa souveraineté alimentaire à travers la valorisation de sa filière rizicole. Dans cette dynamique, les organisateurs du Festival International du Riz de Côte d’Ivoire (FESTIRIZ CI) ont officiellement lancé les préparatifs de l’édition 2026 lors d’une conférence de presse organisée à Abidjan.
Prévu du 24 au 26 septembre 2026 à Yamoussoukro, le festival se déroulera autour du thème : « Souveraineté alimentaire et industrialisation de la filière riz en Côte d’Ivoire : défis, opportunités et innovations ».
Une plateforme pour accélérer la transformation de la filière
Selon le Commissaire général du festival, Alain Zahi, le FESTIRIZ CI se veut bien plus qu’un simple événement promotionnel. L’ambition est de créer un espace de réflexion, de concertation et d’échanges entre l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du riz, depuis les producteurs jusqu’aux industriels en passant par les chercheurs, les investisseurs et les décideurs publics.
L’événement devrait réunir plus de 5 000 participants, issus des secteurs public et privé ainsi que du monde académique. Les organisateurs souhaitent notamment faire émerger des recommandations concrètes susceptibles d’accompagner les politiques publiques en faveur du développement du secteur rizicole.
« Nous voulons mettre en lumière les producteurs, les coopératives, les transformateurs et tous ceux qui participent au développement de la filière rizicole ivoirienne. » – Alain Zahi.
Réduire la dépendance aux importations
Le défi reste important. Bien que la production nationale progresse régulièrement, la Côte d’Ivoire continue d’importer d’importantes quantités de riz pour satisfaire la demande intérieure. Le pays produit aujourd’hui environ 2,3 millions de tonnes de riz par an, tandis que la consommation demeure particulièrement élevée.
Cette situation explique pourquoi la filière rizicole est devenue l’un des axes prioritaires des politiques agricoles nationales. Les autorités misent sur l’augmentation de la production locale, l’amélioration des rendements et le développement des capacités de transformation industrielle afin de réduire progressivement la dépendance extérieure.
L’industrialisation comme moteur de compétitivité
Au-delà de la production agricole, le FESTIRIZ CI entend mettre l’accent sur la transformation locale du riz. Pour de nombreux spécialistes, la compétitivité de la filière dépend désormais de sa capacité à créer davantage de valeur ajoutée grâce à des unités modernes de transformation, de stockage et de commercialisation.
Cette orientation s’inscrit dans la stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie ivoirienne, qui vise à faire de l’agriculture un véritable moteur d’industrialisation et de création d’emplois.
Un rendez-vous stratégique pour l’agriculture ivoirienne
Pendant trois jours, Yamoussoukro deviendra ainsi le point de rencontre des principaux acteurs du secteur rizicole ivoirien et africain. Les organisateurs espèrent que cette première édition permettra de stimuler les investissements, renforcer les partenariats et accélérer les innovations nécessaires à la modernisation de la filière.
Dans un contexte où la sécurité alimentaire devient un enjeu majeur pour de nombreux pays africains, le riz apparaît plus que jamais comme une culture stratégique pour la Côte d’Ivoire.
Avec le FESTIRIZ CI 2026, la Côte d’Ivoire entend franchir une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté alimentaire. En réunissant producteurs, transformateurs, investisseurs et pouvoirs publics, le festival ambitionne de contribuer à l’émergence d’une filière rizicole plus performante, plus compétitive et davantage créatrice de valeur.
Au-delà de l’événement, c’est toute une vision de l’agriculture ivoirienne qui se dessine : produire davantage, transformer localement et nourrir durablement la nation.