18 janvier 2026

Le Dernier Conte de Papa Mounéné, Roro: il parle à jamais

Né à Abidjan, un matin doré de 1960… Éric Didia n’a pas crié en arrivant. Non. Il a fredonné.
La voix, déjà là. Une voix chaude comme l’ataya du vieux Gora, une voix pleine de contes comme les soirs de quartier à Treichville.
Les voisins disaient :
« Ce garçon-là, c’est un griot qui s’ignore. »

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« Côte d’Ivoire : Décès de l’animateur emblématique Papa Mounéné »

Abidjan, 6 juin 2025 – Le monde des médias ivoiriens est en deuil. Éric Didia, plus connu sous les sobriquets de Roro, Robert Levy Provençal, ou encore Papa Mounéné, s’est éteint le 6 juin 2025. Il avait 64 ans.

Animateur de radio, présentateur télé et producteur de contenu audio, Éric Didia s’était imposé comme une figure incontournable du paysage audiovisuel national, grâce notamment à sa légendaire série Les Histoires de Roro. Après un succès retentissant sur les ondes, il avait su séduire le public télévisuel sur Life TV, où sa narration haute en couleurs entraînait les spectateurs « au cœur d’aventures palpitantes, pleines de rebondissements et de surprises » business.abidjan.net+12canalplus.com+12lifeplay.ci+12.

Né le 5 octobre 1960, il débuta sa carrière à la radio Nostalgie, avant de séduire un public large avec son style unique, teinté de rumba congolaise et de rythmes ivoiriens . Artiste aux multiples talents, il avait tenté sa chance dans la musique, avec notamment l’album Kini‑ni, bien que son parcours ait parfois été émaillé d’incidents, notamment autour de chèques impayés, qui lui valurent quelques démêlés judiciaires en 2009 et 2010 news.abidjan.net.

Les Histoires de Roro, adaptées pour la télévision sur Life TV et accessibles sur Canal+ Côte d’Ivoire, resteront l’héritage d’un conteur passionné dont la voix et l’esprit resteront gravés dans la mémoire collective

Le Dernier Conte de Papa Mounéné

Histoire de fiction avec fusion et émotions

Assieds-toi là, toi qui écoutes. Tends l’oreille. Car voici l’histoire… pas comme les autres. L’histoire de celui qu’on appelait… Papa Mounéné.

🎶 Chapitre 1 – Là où la voix est née

[écoute le tam-tam lent, les oiseaux tropicaux chantant]

Né à Abidjan, un matin doré de 1960… Éric Didia n’a pas crié en arrivant. Non. Il a fredonné.
La voix, déjà là. Une voix chaude comme l’ataya du vieux Gora, une voix pleine de contes comme les soirs de quartier à Treichville.
Les voisins disaient :
« Ce garçon-là, c’est un griot qui s’ignore. »

📻 Chapitre 2 – Quand la radio devient une scène

[Entend le vieux jingle radio Nostalgie : “Les Histoires de Roro !”]

Sur Nostalgie FM, sa voix fait danser les matins. Il ne lit pas, non. Il chante ses histoires. Il les balance comme un chanteur de rumba balance sa veste sur scène.
Des trahisons, des mystères, des amours à la sauce gombo…
Et toi, l’auditeur, tu restais scotché, t’oubliais même ton rendez-vous au marché.
Roro racontait, et tout le monde écoutait.

📺 Chapitre 3 – La télé, comme une nouvelle piste de danse

[rêve le claquement de clap de tournage, c’est Life TV en fondu]

Puis Roro débarque sur Life TV.
Les histoires deviennent images. Mais sa voix… ah sa voix ! Elle restait le ciment, le cœur, le beat.
Il devient Robert Levy Provençal, alias Papa Mounéné.
Il t’embarque dans des aventures où l’on rit, on pleure, et parfois on dit : “Mais ce gars-là connaît nos vies oh !”

⛈️ Chapitre 4 – Les jours sombres

[il tombe une pluie douce, des feuilles de papiers murmurent, passons à la caisse enregistreuse]

La vie, même pour les conteurs, n’est pas toujours douce.
Un album pas très vendu… quelques histoires de chèques sans fin.
Mais Roro rebondit.
Car même dans la galère, il trouve du contenu.
Il dit : « Là où d’autres voient une chute, moi je vois un épisode. »

🌟 Chapitre 5 – Le dernier mot

[la guitare émotive, les autres sons doucement montent et descendent progressif, chuuut… silence respectueux]

Aujourd’hui, la voix s’est tue.
Mais ne pleure pas. Non.
Car Papa Mounéné nous laisse des histoires, pleines de vie.
Elles courent encore dans les postes, sur les ondes, dans nos mémoires.
Il disait souvent :
« Tant qu’on m’écoute, je ne suis pas mort. »

Alors écoute encore.
Et raconte.

Et si un monde parallèle existait?

Eric Didia Yao, aurait tenu un pinceau, un crayon au lieu d'un micro

🎨 Et si… Le monde avait choisi une autre couleur ?

[perçois le pinceau frottant sur toile, bruits d’atelier, guitare rumba lente et rêveuse]

(tu as un petit sourire) :
Écoute, écoute… Ferme les yeux un instant.
Et si le monde avait tourné d’un quart de degré différemment… Tu vois ce que je veux dire, hein ?
Si la vie avait tiré le rideau sur une autre scène…

Alors, au lieu d’un micro dans la main, Éric Didia Yao aurait tenu un crayon.
Un feutre. Un fusain. Une plume peut-être.
Pas pour écrire des scripts…
Mais pour dessiner l’intérieur des rêves.

Dans ce monde parallèle, on l’aurait appelé Maître Didia, architecte des formes et des lumières.
À Paris, rue de la Pompe, il n’aurait pas appris à parler au peuple, non.
Il aurait appris à parler aux matières.
Bois. Verre. Ciment.
Et ses histoires ?
Elles se seraient accrochées au plafond d’un salon chic.
Ou imprimées dans le cuir d’un fauteuil au design impossible.
Ou mieux encore…
Elles auraient pris vie sur toile.

[Sens le bruissement de pages, le frottement d’un crayon, dans une ambiance d’atelier artistique]

Oui, dans ce monde-là, Éric Didia aurait dessiné les âmes des gens au lieu de les raconter.
Une table ronde pour parler d’amour.
Une lampe basse pour évoquer la trahison.
Une fresque murale pleine de rebondissements.

Mais voilà…
Dans notre monde à nous, c’est sa voix qui a été l’encre.
Son micro, un pinceau invisible.
Et nos cœurs, les murs qu’il a décorés.

Et si, au fond… les deux mondes n’étaient pas si éloignés ?
Peut-être que chaque conte qu’il nous a soufflé… était un tableau qu’il avait en tête depuis toujours.

[En sourdine : guitare douce, petite touche de piano]

Papa Mounéné…
Maître Didia…
Même artiste, autre instrument.
À bientôt… dans un autre monde.