19 janvier 2026

Abidjan célèbre la littérature ivoirienne avec le Prix Jean-Marie Adiaffi

La première édition du Prix Jean-Marie Adiaffi, organisée à Abidjan, a mis à l’honneur les auteurs ivoiriens, avec une forte volonté de promouvoir la lecture et l’excellence littéraire nationale.

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Une première édition riche en émotions et en promesses littéraires

Abidjan, 3 mai 2025 – La littérature ivoirienne a été célébrée dans toute sa diversité et sa profondeur à l’occasion de la première édition du Prix Jean-Marie Adiaffi, initiée par l’Association Les Amis du Livre. Une cérémonie qui a rassemblé écrivains, éditeurs, lecteurs, scolaires et personnalités autour d’un objectif commun : rendre hommage aux talents littéraires du pays et promouvoir le livre comme levier de développement culturel.


L’héritage d’Adiaffi au cœur de l’événement

La présidente de l’association organisatrice, Brigitte Guirathé, a ouvert la cérémonie en insistant sur la portée symbolique du livre :

« Le livre ivoirien mérite toute notre attention. Il est à la fois miroir, mémoire et moteur de développement. »

Le choix du nom de Jean-Marie Adiaffi, figure majeure des lettres ivoiriennes et auteur du célèbre roman La carte d’identité, n’est pas anodin.
Mian Brou, représentant de la famille Adiaffi, s’est dit honoré que la mémoire de cet écrivain engagé serve d’inspiration à une nouvelle génération de créateurs.


Une reconnaissance des jeunes et des talents confirmés

Au-delà de la célébration symbolique, des récompenses concrètes ont été remises aux lauréats, dont plusieurs jeunes talents primés pour la qualité de leurs productions. Les prix, allant de 50 000 à 100 000 FCFA, étaient accompagnés de livres et de cadeaux symboliques, renforçant l’idée d’un ancrage durable dans le paysage littéraire.


Henri N’Koumo sacré pour son œuvre engagée

Le temps fort de la journée a été la remise du Prix Jean-Marie Adiaffi à Henri N’Koumo, pour son roman La promesse entêtée de l’ombre. Le lauréat, ému, a dédié son prix à Adiaffi et a livré un message fort :

« Jean-Marie écrivait pour défendre la cause du monde noir. L’Afrique souffre parfois plus d’un déficit de volonté collective que de ressources. »

Il a reçu un trophée et une récompense d’un million de FCFA, symbole d’une consécration méritée.


Un jury exigeant, une sélection rigoureuse

Bedjo Jean-Marie, président du jury, a révélé que 68 œuvres avaient été soumises, dont 10 finalistes retenus après une lecture attentive menée par un panel de cinq experts littéraires. Les critères d’évaluation incluaient la qualité du style, l’originalité de l’imaginaire, et la cohérence narrative.


Transmettre les valeurs par les lettres

Le parrain de l’événement, Dr Philippe Kitoa, a insisté sur la nécessité de transmettre les valeurs culturelles à travers la littérature :

« Ce prix est une passerelle entre les générations. Il donne du sens à nos histoires et invite les jeunes à prendre la plume. »


Une promesse pour l’avenir du livre en Côte d’Ivoire

La soirée s’est conclue dans une atmosphère conviviale et passionnée. La première édition du Prix Jean-Marie Adiaffi pose ainsi les bases d’un événement annuel appelé à devenir un rendez-vous incontournable du calendrier littéraire ivoirien, au service du rayonnement des auteurs et de la démocratisation de la lecture.