9 septembre 2026

Fiscalité foncière en Côte d’Ivoire : la CGECI alerte sur l’impact de la réforme sur la compétitivité des entreprises

Face aux premières conséquences de la nouvelle fiscalité foncière basée sur la valeur marchande des biens, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) appelle à des ajustements pour éviter une hausse excessive de la charge supportée par les entreprises.

hub24-2026-08-11-cigici

Abidjan – Comment moderniser la fiscalité foncière et accroître les recettes de l’État sans alourdir excessivement les charges des entreprises ?

La question est au centre des préoccupations exprimées par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) face à l’application de la nouvelle fiscalité foncière fondée sur la valeur marchande des biens.

Le Patronat ivoirien a consacré à cette problématique un atelier de réflexion organisé le 8 juillet 2026 au Mövenpick Hôtel d’Abidjan-Plateau, réunissant notamment des représentants de la Direction Générale des Impôts (DGI), des experts en fiscalité et en évaluation immobilière, des organisations professionnelles ainsi que des entreprises de différents secteurs.

L’enjeu : mesurer les premières conséquences de la réforme et rechercher un équilibre entre les besoins de mobilisation des recettes publiques et la préservation de la compétitivité des entreprises.

Une réforme issue de la Loi de finances 2024

La CGECI ne remet pas en cause le principe même de la réforme.

Le Président de sa Commission Juridique et Fiscale a précisé que la démarche du Patronat consistait plutôt à examiner ses conséquences concrètes et à proposer les ajustements nécessaires à une transition plus progressive et soutenable.

La réforme, introduite par la Loi de finances 2024, repose notamment sur une fiscalité foncière prenant en considération la valeur marchande des biens.

Ce changement de référence peut entraîner une réévaluation importante de certaines bases imposables, particulièrement pour des actifs situés dans des zones où les valeurs immobilières sont élevées.

Des hausses significatives constatées dans plusieurs secteurs

C’est précisément l’un des principaux enseignements de l’étude présentée lors de l’atelier.

Selon les informations publiées par la CGECI, cette étude fait ressortir une hausse significative des bases d’imposition et de la charge fiscale dans plusieurs secteurs stratégiques.

Sont notamment concernés :

  • les télécommunications ;
  • les banques ;
  • les assurances ;
  • l’industrie.

Pour le secteur privé, la question ne porte donc pas uniquement sur le montant de l’impôt foncier.

Elle concerne les conséquences que son augmentation pourrait avoir sur les équilibres financiers des entreprises.

voir l’article de la CGECI